« Retour au blog de rolly

Sarkoverdose

Depuis son élection triomphale en mai 2007, il n'y en a plus que pour lui. Il est sur toutes les chaînes de télévision, dans tous les journaux et de la plupart des conversations. A croire qu'il est devenu incontournable !
Et, comme les héros de bande dessinée Tintin ou Martine, nous voici chaque semaine plongés dans les aventures de Nicolas Sarkozy. Sarkozy en Amérique, Sarkozy en vacances, Sarkozy et sa femme, Sarkozy et sa fiancée, etc.
Bref, on « bouffe » du Sarko à toutes les sauces. Et ceci, qu'on ne s'y trompe pas, que l'on soit citoyen français... ou pas.
Je ne sais pas pour vous, mais pour ma part, je frise l'overdose, la Sarkoverdose même si j'osais le jeu de mot certes un peu facile.
C'est que le président français n'aime rien de plus que d'occuper le terrain médiatique. Qu'il le fasse à bon escient, pour conduire sa politique intérieure ou extérieure, après tout, pourquoi pas... Mais là où le bât blesse, c'est quant tout est bon pour faire parler de lui. A croire qu'il a décidé de faire sien l'adage « mieux vaut une mauvaise publicité que pas de publicité du tout ».
D'accord, mais attention à ne pas oublier cette autre sentence : « qui trop embrasse , mal étreint ».
Car, le risque est bien réel que les français finissent par se lasser de ce président omniprésent, de son roman d'amour avec sa chanteuse et de ses vacances de milliardaire, alors que la plupart de ses concitoyens ont -le plus souvent- bien du mal à joindre les deux bouts et à boucler leurs fins de mois sans que leur compte en banque n'affiche une jolie couleur rouge vermillon.
Le retour de flammes pourrait alors s'avérer cruel avec celui qui voulait impulser une autre façon de gouverner.
Gouverner certes monsieur Sarkozy, mais sans esbroufe, serait tout aussi profitable et bien moins horripilant à la longue. Mais peut-être est-ce justement ça votre « nouvelle gouvernance » ?

# Posté le mardi 22 janvier 2008 11:18

Modifié le jeudi 24 janvier 2008 10:46

« Article précédent : La honte de l'humanité

Article suivant : La folie du torero »