Il est vrai que l'attente d'un changement de politique après les années Bush est sans doute encore plus grande en Europe que dans son pays. De plus, le candidat Obama, par sa -relative- jeunesse, sa couleur et l'enthousiasme qu'il déclenche un peu partout sur la planète, n'est pas sans rappeler l'aura dont jouissait celui auquel beaucoup le compare, John Fitzgerald Kennedy. JFK qui, à l'époque de la guerre froide avait également rassemblé la foule lors de son discours historique face à la porte de Brandebourg.
Mais, si cette tournée du candidat à la Maison Blanche permet à ses compatriotes résidant à l'étranger de le rencontrer et aux étrangers de mieux le connaître, on est en droit de se demander à quoi lui servira réellement cette visite sur le vieux continent.
Certes, cela le confortera dans l'idée que le monde attend qu'un changement de politique intervienne au pays de l'oncle Sam, mais cela ne lui donnera pars plus de voix. N'oublions pas que son prédécesseur démocrate à l'investiture, John Kerry, avait lui aussi déclenché les même espoirs.
Espoirs qui furent cruellement déçus lorsque, contre toute attente, les américains élurent pour la seconde fois, Georges W Bush à la présidence, et ce avec un confortable avance.
Bref, si Barak Obama fait l'unanimité sur son nom dans nos contrées, il est peut-être encore un peu tôt pour lui réserver un accueil digne d'un chef d'état, même si c'est sans aucun doute ce qui pourrait arriver de mieux à une Amérique minée par huit années de gouvernance catastrophique menée par l'un des pires présidents qu'elle aie jamais porté au pouvoir suprême !