Obama casse la baraque !

Obama casse la baraque !
La tournée européenne du candidat démocrate à la présidence des États-Unis vient à peine de commencer qu'elle s'annonce dores et déjà triomphale. Il suffisait de voir les quelques 200.000 personnes rassemblées lors de son discours à Berlin pour le constater.
Il est vrai que l'attente d'un changement de politique après les années Bush est sans doute encore plus grande en Europe que dans son pays. De plus, le candidat Obama, par sa -relative- jeunesse, sa couleur et l'enthousiasme qu'il déclenche un peu partout sur la planète, n'est pas sans rappeler l'aura dont jouissait celui auquel beaucoup le compare, John Fitzgerald Kennedy. JFK qui, à l'époque de la guerre froide avait également rassemblé la foule lors de son discours historique face à la porte de Brandebourg.
Mais, si cette tournée du candidat à la Maison Blanche permet à ses compatriotes résidant à l'étranger de le rencontrer et aux étrangers de mieux le connaître, on est en droit de se demander à quoi lui servira réellement cette visite sur le vieux continent.
Certes, cela le confortera dans l'idée que le monde attend qu'un changement de politique intervienne au pays de l'oncle Sam, mais cela ne lui donnera pars plus de voix. N'oublions pas que son prédécesseur démocrate à l'investiture, John Kerry, avait lui aussi déclenché les même espoirs.
Espoirs qui furent cruellement déçus lorsque, contre toute attente, les américains élurent pour la seconde fois, Georges W Bush à la présidence, et ce avec un confortable avance.
Bref, si Barak Obama fait l'unanimité sur son nom dans nos contrées, il est peut-être encore un peu tôt pour lui réserver un accueil digne d'un chef d'état, même si c'est sans aucun doute ce qui pourrait arriver de mieux à une Amérique minée par huit années de gouvernance catastrophique menée par l'un des pires présidents qu'elle aie jamais porté au pouvoir suprême !
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# Posté le vendredi 25 juillet 2008 06:38

Les temps sont durs !

Il y a quelques jours, se déroulait à Monte-Carlo, un banquet où les convives festoyaient gaiement tout en dégustant les mets les plus fins accompagnés des vins les plus chers. Le tout pour la bagatelle de quelque 3.000 ¤ par personne.
Jusque-là me direz-vous, rien d'extraordinaire dans cette ville où richesse et jet-set font bon ménage. Là où vous serez plus surpris, c'est quand je vous donnerais le nom des sociétés qui invitaient : Fortis et Dexia. Je sais : ça pique un peu aux yeux et vous sentez déjà la nausée vous mon-ter aux lèvres. Quoi de plus normal après tout ?
Mais la surprise ne s'arrête pas là. Il faut savoir que ce banquet entre gens biens s'est tenu alors que les deux institutions financières étaient déjà en crise et au bord du gouffre. Mais pourquoi s'affoler ?
C'est amusant, mais cette histoire ramène immanquablement à une autre. C'était en avril 1912 au large de Terre-Neuve. Le Titanic venait de toucher l'iceberg qui allait lui être fatal et la bonne société continuait à boire, manger, chanter et danser, n'ayant cure des secondes et troisièmes classes représentant bien peu à leurs yeux.
Les temps sont durs. Le pouvoir d'achat baisse, les prix augmentent, les banques coulent, les bourses s'enlisent, une partie du monde crève de faim, une autre prie pour trouver un travail décent et les autres... Les autres festoient sous les ors monégasques en pleurant leurs parachutes dorés tandis que nous n'avons-nous, que nos yeux pour pleurer. Oui, décidément, les temps sont durs !
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# Posté le vendredi 17 octobre 2008 08:25

Le coeur d'Emmanuelle

Le coeur d'Emmanuelle
Il y quelques jours, nous quittait S½ur Emmanuelle. La presse, le net et la télévision nous ont longuement résumé la vie de la petite s½ur des pauvres, ce qu'elle méritait amplement.
Néanmoins, une chose m'a frappé lors de son décès. Malgré le déferlement médiatique qu'il a suscité, bien peu de jeunes la connaissaient. Je n'en veux pour preuve, que la réaction des deux ados qui vivent sous mon toit et de leurs copains-copines.
Pour eux, Emmanuelle, ce n'était pas la s½ur qui avait consacré une grande partie de sa vie aux plus pauvres d'entre les pauvres, mais, vous l'aurez sans doute deviné, la vedette de films érotiques. Eh oui !
Je ne sais pas pourquoi, lorsque je les ai entendus me répondre de la sorte, j'ai immédiatement pensé à la chanson que Pierre Bachelet avait consacré à cette icône des films roses des années 70. Et tout à coup, je me suis entendu fredonner : « Mélodie d'amour, chante le c½ur d'Emmanuelle ». Détail amusant, j'avais remplacé le corps par le c½ur, ce qui était nettement plus approprié en la circonstance.
En poussant mon raisonnement plus loin (pas sur la similitude des prénoms, mais sur la non-connaissance de S½ur Emmanuelle), je me suis également rendu compte qu'elle n'était, tout comme l'abbé Pierre, vraiment connue qu'en francophonie.
Il fallait chercher longtemps pour trouver trace de sa disparition dans les colonnes des journaux d'outre-manche, aux États-Unis ou même en Italie, en Espagne et en Allemagne. Sans parler des journaux égyptiens, pays où elle passa pourtant une bonne partie de sa vie dans les bidonvilles du Caire.
Il est quand même navrant de penser que même pour ceux qui vouent leurs vies aux plus démunis d'entre-nous, il existe une hiérarchie dans la mort. S½ur Térésa eut droit aux hommages de la planète média dans son entièreté. Ne parlons pas de Jean-Paul II, qui, bien qu'il fut Pape, n'a sans doute pas fait le quart de ce qu'ont fait S½ur Emmanuelle et l'abbé Pierre pour leurs contemporains dans la misère.
Hélas, il en est ainsi dans ce bas monde où le règne des médias choisit ceux qui ont droit aux honneurs internationaux, même posthumes.
Que cela ne nous empêche pas de continuer à suivre les traces qu'ont laissés ces deux êtres humains, nous incitant à ne jamais oublier notre prochain qui n'a rien. Yalla !

# Posté le mardi 28 octobre 2008 09:20

Le vent de l'Histoire

Le vent de l'Histoire
Le 4 novembre 2008, les Etats-Unis, et dans une moindre mesure pour le monde, auront donc senti souffler le vent de l'Histoire. Pour la première fois, un homme de couleur était élu prési-dent. L'émotion qui traversa l'Amérique, et plus encore, les afro-américains était à la mesure de ce que l'événement représentait. Au-delà du symbole des luttes raciales des sixties, de l'ombre tutélaire de Martin Luther King et des autres porte-voix de ce combat contre le ségrégationnisme, cette victoire représente surtout un immense espoir pour le peuple américain dans son ensemble. Le moral ruiné par les huit années d'administration va-t-en-guerre de George W Bush, président le plus impopulaire de l'histoire des USA selon un récent sondage, les concitoyens de Barack Obama avaient un immense besoin de changement. Ce dernier le leur a promis, comme il a également su trouver les mots qu'il fallait pour leur faire croire à un avenir meilleur.
Reste à présent à ne pas décevoir. Ce qui sera, sans nul doute, le plus difficile. Car le président fraichement élu sera très vite sur la sellette. L'Irak, l'Afghanistan et la crise financière ne lui laisseront pas de temps pour jouir de son installation à la Maison Blanche. Quel symbole !
Un noir dans une maison blanche. S'il fallait encore trouver une image pour montrer à quel point ceux qui l'ont élu ont fait table rase d'un passé où le racisme était de mise dans une grand partie de cet immense pays, la voici.
Malgré tout, dans ce concert de louanges et de bravos, ne nous voilons pas la face. Si Barack Obama mérite son nouveau statut de chef d'état, il n'est pas pour autant le messie que d'aucuns annoncent. Rappelons quand même, qu'il est pour la peine de mort et contre le mariage des ho-mosexuels. Ce que certains médias, toujours prompts à surfer sur l'événementiel, ont préféré passer sous silence.
Cela ne l'empêchera sans doute pas de réussir son mandat de 41ème président des Etats-Unis, avec, c'est certain, beaucoup moins d'envolées messianiques et guerrière que son prédécesseur. En cela, Obama aura déjà apporté beaucoup. A sa nation et au monde.
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# Posté le mercredi 12 novembre 2008 05:45

Le mot de la fin

Parce que tout a une fin, parce qu'il faut bien que les choses, même les plus belles, cessent un jour, j'ai décidé de clore définitivement le chapitre des billets d'humeur.
Parce que vous, tout comme moi, n'étions plus aussi assidus qu'avant, que mes billets se faisaient plus rares, tout comme vos réactions à ceux-ci, parce que le net regorge de nouveautés, parce que tout va toujours plus vite et que les blogs comme celui-ci sont légions et n'ont qu'un temps de vie limité.
Parce que mes envies d'écriture tendent vers la littérature, et qu'écrire une livre demande plus d'effort et de temps que celle d'un billet d'humeur. Parce qu'aussi, je n'ai plus cette envie et ce besoin de mettre les pieds dans le plat en assénant des vérités pas toujours bonnes à écrire, où tout au moins, plus de cette manière.
Mais, parce que vous m'avez le plaisir de me lire et de participer à cette belle aventure trois années durant, je me devais de vous dire merci. Merci pour vos messages d'encouragement, vos réactions, votre patience quand j'étais un peu long à poster un nouveau billet. Merci enfin à ceux et celles que j'ai rencontré via ce blog et avec qui j'ai tissé quelques liens privilégiés.
Je vous laisse donc ici, avec de bien beaux souvenirs qui se retrouveront peut-être d'ici quelques mois sous la forme d'un livre reprenant les billets de ce blog, mais aussi la plupart de vos réactions, vous qui n'avez jamais hésité non plus, à mettre « Les pieds dans le plat ».
Je vous laisse, en espérant vous retrouver ici ou là, au hasard du la vie et du web, de mes livres et de mes chansons. Je vous embrasse avec toute mon amitié virtuelle.

Laurent.
Le mot de la fin

# Posté le samedi 27 décembre 2008 09:59

Modifié le mercredi 31 décembre 2008 03:04