Reste à présent à ne pas décevoir. Ce qui sera, sans nul doute, le plus difficile. Car le président fraichement élu sera très vite sur la sellette. L'Irak, l'Afghanistan et la crise financière ne lui laisseront pas de temps pour jouir de son installation à la Maison Blanche. Quel symbole !
Un noir dans une maison blanche. S'il fallait encore trouver une image pour montrer à quel point ceux qui l'ont élu ont fait table rase d'un passé où le racisme était de mise dans une grand partie de cet immense pays, la voici.
Malgré tout, dans ce concert de louanges et de bravos, ne nous voilons pas la face. Si Barack Obama mérite son nouveau statut de chef d'état, il n'est pas pour autant le messie que d'aucuns annoncent. Rappelons quand même, qu'il est pour la peine de mort et contre le mariage des ho-mosexuels. Ce que certains médias, toujours prompts à surfer sur l'événementiel, ont préféré passer sous silence.
Cela ne l'empêchera sans doute pas de réussir son mandat de 41ème président des Etats-Unis, avec, c'est certain, beaucoup moins d'envolées messianiques et guerrière que son prédécesseur. En cela, Obama aura déjà apporté beaucoup. A sa nation et au monde.