Ce racisme qui ne dit pas son nom

Ce racisme qui ne dit pas son nom
En entendant dernièrement l'une de mes connaissances la réflexion suivante : « ces étrangers, il leur faut toujours une bonne ! », j'en suis de suite venu à me dire, que c'était bien là le genre de phrase qui donne tout son sens au terme « un raciste qui s'ignore ».
Loin de moi l'idée de mettre en doute la probité morale de cette personne que je sais par ailleurs très tolérante, mais tout de même, n'est-ce pas en sortant une telle tirade ou en disant « les bamboulas, les jaunes, les arabes, les ritals... », pour parler des êtres différents de nous, que s'insinue un racisme rampant ?
Et pourtant, nous sommes toujours bien heureux de les trouver lorsqu'il s'agit de faire des choses que nous ne voulons pas faire !
Les sales besognes, bien peu de bons blancs sont prêts à les effectuer. Et ce, même s'ils sont à la recherche d'un emploi ! Dégradant disent-ils... C'est bien bon pour les bougnouls ou les métèques ! (sic)
Mais au moindre vent mauvais, à la moindre déprédation, c'est toujours l'étranger que l'on montrera du doigt.
Et encore, mieux vaut pour ce dernier se trouver chez nous qu'au pays de l'on Sam, où les « erreurs »judiciaires sont légions dès l'instant où vous n'avez pas la couleur de peau qu'il faut !
C'est en partant de ce constat, qu'il faudrait, il me semble, commencer par une petite introspection tous autant que nous sommes, en réfléchissant d'abord à la manière dont nous parlons des nos frères de couleur. Ce sera là déjà un grand pas de fait pour lutter contre ce racisme ordinaire !
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# Posté le samedi 11 février 2006 11:32

Modifié le mercredi 27 juin 2007 10:13

Parlez-moi de moi...

Y'a qu'ça qui m'intéresse disait la chanson.
Vieil air d'ailleurs, popularisé en son temps par Guy Béart et Jeanne Moreau.
Amusant au demeurant que ce soit le père d'Emmanuelle (pas celle qui fit rêver des milliers d'hommes dans les années 70, non, la comédienne et défenseuse acharnée des sans-papiers notamment), qui écrivit cette chanson et qui quelques années plus tard prenait un malin plaisir à s'écouter –lui aussi – parler, au point de disparaître complètement des plateaux de télévision !
Tout ça pour dire qu'à l'heure d'aujourd'hui les « causeurs » sont bel et bien retour.
On peut les rencontrer sur nos petits écrans, à la radio et surtout dans la vie de tous les jours.
Et je suis certain que vous savez de quoi je parle. On en a tous au moins rencontré un !
Et que je te raconte ce qui m'est arrivé pas plus tard qu'hier, et que ma vie tu sais... Et mes amours... Et nos emmerdes ? Ce sont eux, pas de doute !
Quoi de plus irritant que de revoir ou rencontrer quelqu'un qui « tient le crachoir » des minutes voir des heures durant, sans vous laisser le temps d'en placer une, tant sa conversation lui semble essentielle et tellement intéressante !
Sans parler de ceux qui vous font le coup au téléphone !
Gare à la note si c'était vous qui appeliez !
Le pire, c'est que vous tentez tout pour vous en sortir. Un rendez-vous à telle heure, les enfants à conduire, les courses etc. Rien-à-faire !
Une fois la machine à paroles parti, vous restez là pantelant à vous demander ce que vous avez fait au bon Dieu pour avoir mériter pareille punition. Et vous jurez de ne plus jamais vous faire avoir de la sorte.
C'est à ce moment que le téléphone sonne... « Oui, c'est moi, dis j'avais oublié de te dire... ». Et paf ! C'est reparti pour un tour.
Mais je m'arrête, car je sens bien que je commence à monopoliser votre temps !
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# Posté le lundi 13 février 2006 13:03

Les amoureux de l'au-delà

Les amoureux de l'au-delà
Lorsqu'ils se sont rencontrés, c'était la fin des années trente.
Les bruits de bottes ne se faisaient pas encore trop entendre à l'horizon, mais celui-ci s'obscurcissait néanmoins pour de bon.
Mais ces deux là n'en avaient que faire.
Heureux de vivre, ils passaient, comme la plupart des jeunes gens de cette époque, le plus clair de leurs rares moments de détente, à se balader à vélo, moyen de locomotion leur permettant de s'adonner à un sport tout en leur offrant une évasion à bon marché.
C'est ainsi qu'ils firent connaissance.
Lui français, elle belge, réunis par l'amour de la bicyclette, des promenades au grand air et du bon temps entre amis.
En 1938, ils convolèrent et s'installèrent en Belgique, à Tournai.
Fils de boulanger, le jeune marié, ouvrit commerce et vendit à son tour pains et pâtisseries.
Le jeune couple faisait des projets d'avenir et attendait leur premier enfant.
Et la guerre arriva.
Il fut mobilisé et partit rejoindre le front.
Elle, prit le chemin de l'exode et mit au monde une petite fille.
Pendant des mois, ils ne surent ni l'un, ni l'autre ce qu'ils étaient devenus.
Elle lui écrivit des lettres en poste restante, qu'il ne reçut... Qu'à son retour !
J'ai eu l'occasion de parcourir l'une d'elle récemment.
Elle lui annonçait l'arrivée de leur petite fille et lui disait tout son amour avec une tendresse comme l'on n'en voit plus guère aujourd'hui que chez les vieux couples.
Puis les années passèrent. Ils eurent une autre petite fille et quatre petits-enfants.
Elle a rejoint le paradis en 1984, lui l'an dernier.
Lorsqu'elle est partie, c'est la seule fois dans sa vie d'homme où il pleura comme un enfant.
Quelques temps plus tard, il refit sa vie.
Elle le savait. L'avait souvent répété, qu'il n'était pas fait pour vivre seul.
Quand il est parti la rejoindre, les siens retrouvèrent quantité de souvenirs se rapportant à leur passé commun.
De lettres en photos, de souvenirs en petits riens, l'essentiel d'une vie à deux.
Aujourd'hui, ils sont à nouveau réunis.
Et comme j'ai la faiblesse de croire en une vie après la mort, j'aimerais, en ce jour de la Saint Valentin, souhaiter une heureuse fête à ces amoureux de l'au-delà.
A elle, ma grand-mère maternelle, femme d'une bonté et d'une tendresse infinie, qui cinq années durant fut le centre de ma vie, à lui, mon grand-père, homme au grand charisme et au caractère bien trempé, qui m'inculqua bien des valeurs et m'offrit durant les dix dernières années de sa vie, le plus beau des présent, les souvenirs d'une vie d'homme.

# Posté le mardi 14 février 2006 11:23

Modifié le mardi 26 juin 2007 17:32

Vous avez dit sécuritaire ?

Dernièrement, aux States, un enfant de six ans était poursuivit pour attouchements sur la personne d'une de ses petites camarades de classe.
Le petit garçon en question avait passé deux doigts dans le bas du dos de la petite fille.
Outrée, l'institutrice avait immédiatement prévenu sa direction. Celle-ci fit de même avec les parents des enfants concernés et... Le garçonnet fut renvoyé illico et menacé de poursuite pour attouchements à caractère sexuel !
La mère du bambin, ne s'en est toujours pas remise et se demande toujours que répondre au fiston lorsqu'il lui demande pourquoi il ne peut plus se rendre à l'école ou jouer avec ses petits copains.
On en est donc arrivé à une telle dérive sécuritaire aux Etats-Unis que même un gamin de six ans se retrouve dans les griffes de la justice.
Et le pire, c'est que cette dérive commence également à toucher nos pays.
Ainsi en est-il notamment de la France, où Nicolas Sarkozy ne trouve rien de mieux à annoncer dans sa lutte contre la violence urbaine, de ficher dès l'école maternelle, les enfants à tendance violente pouvant être les assassins et violeurs de demain (véridique !).
Le pire, c'est que ces démarches partent d'un principe valable : faire en sorte que nos sociétés soient –enfin- moins gangrénées par la violence.
Mais, à ce petit jeu là, il n'est pas dit qu'au lieu de rendre nos villes plus sûres, nous ne soyons pas tout simplement en train de fabriquer de futurs malfaiteurs en puissance.
Car, les traumatismes qu'endureront tous ces enfants devant faire face si jeunes au feu nourri des questions des gens de loi et à l'opprobre de leurs camarades et voisinage risquent de les marquer pour longtemps et Dieu sait de quelle manière !
De quoi, à tout le moins, les troubler (et le mot est faible !) pour un bon bout de temps.
Les psys ont encore de beaux jours devant eux, j'en mettrai mes pieds dans le plat !

# Posté le samedi 18 février 2006 10:11

Modifié le mardi 25 avril 2006 11:49

Savoir partir...

Savoir partir...
Qu'il est difficile de s'en aller à temps !
Etre et avoir été disait je ne sais plus trop qui...
Que vous soyez au pouvoir ou sportif de haut niveau, savoir partir avant de ne laisser que la trace d'un homme (ou d'une femme) sur le déclin est ardu.
On s'en rend compte à l'heure actuelle avec la fin de règne du président français Jacques Chirac.
Pensez donc. Un homme qui s'est fait réélire triomphalement il y a 6 ans, qui il y a encore deux ans tenait tête à George W Bush et ses va-t-en-guerres, devenant ainsi celui qui tenait tête aux américains. D'où un accroissement de popularité tant chez lui qu'un peu partout sur la planète.
Et voici qu'aujourd'hui, il flirte avec les pires scores atteint par un président en exercice et donne l'impression d'une fin de pouvoir interminable, alors que Mitterrand (qui ne s'en était pas mieux sorti) était resté 14 ans au pouvoir...
Et l'on pourrait citer encore bien d'autres exemples de par le monde.
Il en est de même en sport.
Si Lance Armstrong a réussi sa sortie (mais avec combien de suspicions de dopage !), Andre Agassi est en train de louper la sienne.
Blessures à répétition, incapable d'encore vraiment suivre le rythme des jeunes loups du circuit, lui qui affiche 20 années de présence au top et 36 ans au compteur.
N'eut-il pas mieux valut pour lui de faire ses adieux au sport qui lui a tout donné lors de sa finale du dernier US Open à l'instar de son rival de toujours Pete Sampras, il y a trois ans ?
On peut comprendre qu'il veuille encore avoir une chance de se battre avec les Federer et consorts, mais n'est-il pas déjà trop tard ?
Qu'en sera-t-il également de Schumacher ? N'aura t'il pas piloté deux années de trop après son septième sacre et une saison en tout point parfaite ?
Non décidemment, si arriver au sommet est une chose, y rester en est déjà une autre, et partir en beauté sans rien gâcher est bien difficile.
Mais peut-être, peut-être est-ce plus facile à écrire qu'à vivre.
Après tout, l'ivresse du pouvoir n'annihile t'elle pas vos facultés face au temps qui passe ?
Je n'en mettrai pas mes pieds dans le plat, mais bien ma main au feu.
Il est seulement dommage de voir ainsi de grands hommes (et femmes) s'étioler et laisser aux nouvelles générations une image d'eux bien peu conforme à leur réalité !

# Posté le vendredi 31 mars 2006 04:38

Modifié le mercredi 27 juin 2007 10:13