C'est manifeste !

C'est manifeste !
Ce qui se passe en ce printemps 2006 dans les rues de France ressemble à s'y méprendre à un certain mois de mai 1968.
Même révolte des étudiants, même volonté de se faire entendre des gouvernants.
Et pourtant...
Si en 1968 comme aujourd'hui les revendications des jeunes étaient logiques et plus que défendables, il est une différence notable, ce sont les manifestations elles-mêmes.
La France et les français ont pris goût à ce genre de sport, c'est manifeste.
Que ce soit pour défendre l'une ou l'autre cause (raisonnable ou non), ils se font un point d'honneur à descendre dans les rues et à battre le pavé tant et plus.
Est-ce seulement la joie de faire la nique aux politiques et aux biens pensants ou un certain plaisir un peu sadique de f... la m... dans le pays et de tout bloquer en prenant en otage toute une catégorie de la population qui ne se retrouve pas dans "leurs" revendications ?
Peuple fier et fort en g..., le français n'aime rien de plus que de faire entendre sa voix.
Cela s'avère souvent productif, mais vu de l'étranger, cette image les enferme encore un peu plus dans un carcan de râleur patenté qui leur colle déjà aux basques depuis belle lurette !
Mais, s'il en est bien à blâmer, ce sont les faiseurs de loi et autres décideurs qui, plutôt que de se concerter avec le peuple, décide et promulgue sans s'en soucier vraiment avant de se retrouver bien marri face à une révolte toujours plus grondante !
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# Posté le jeudi 06 avril 2006 03:35

Modifié le mardi 26 juin 2007 00:37

Le syndrome Dutroux

Alors que l'on commence à parler de libération pour les 3 Michel(e) de « l'affaire », j'aimerais me pencher plus avant sur ce que l'on peut appeler le syndrome Dutroux.
En effet, depuis les révélations nauséabondes de ce drame, le moindre geste, le moindre sous-entendu, ou même le simple fait d'être un homme suffit parfois à prendre des proportions au-delà de toute intelligence.
Ainsi, il m'est revenu dernièrement, une histoire qui prouve par l'absurde le mal qu'ont générés ces fait dans notre société et symptomatiquement chez nous (en Belgique donc pour les étrangers qui me font le plaisir de me lire !).
A cet égard, la meilleure preuve de cette dérive reste à ce jour l'affaire d'Outreau, où les biens pensants, aidés en cela par une certaine presse avide d'histoires frôlant le caniveau et une justice à la dérive, aura condamné à l'opprobre des dizaines d'innocents, qui, même avec le pardon formulé par Jacques Chirac au nom de la France, auront bien du mal à retrouver un jour une vie normale.
C'est alors que l'on est en droit de se poser cette simple question : serions-nous donc tous -les hommes tout au moins-devenus des pédophiles en puissance ?
Mais revenons à notre brave professeur de gymnastique exerçant dans une école primaire et qui se retrouva un jour mis au banc de l'école pour le simple fait de donner cours à des petites filles (authentique !!!).
Les parents de ces enfants trouvant sans doute qu'il était inconvenant pour cet homme qui ne faisait que son métier le plus honnêtement du monde, d'enseigner son savoir à leur progéniture.
Ils s'en allèrent donc le faire savoir à la direction de l'école, qui embêtée –c'est le moins que l'on puisse écrire- par la tournure que prenait les événements invita les parents à un conseil de classe afin de prendre la meilleur décision concernant cette affaire.
Résultat des courses, un second prof de gym fut engagé pour donner cours aux petites filles, tandis que le prof attitré donna quant à lui cours aux garçons !
Et dire que cet homme n'avait eu aucun geste déplacé et bénéficiait même quelque temps auparavant d'une certaine aura parmi ses pairs et les parents d'élèves !
Nous en sommes donc ainsi arrivé à préférer sanctionner (même si ici la sanction fut modeste, mais tout de même...) plutôt que d'être ferme vis-à-vis de quelques-uns emprisonnés dans des fantasmes sans autres desseins que de voir le loup là où il n'est pas !
Et pendant ce temps qui sait si au sein même de ces familles bien pensantes... Mais cessons-là ce petit jeu malsain et méditons sur nos a priori qui peuvent si nous n'y prenons garde détruire bien des vies, à commencer par celles de nos chère petites têtes blondes, qui dans ce cas, doivent encore se demander pourquoi c'est à présent une madame qui leur donne cours de gym !
Le syndrome Dutroux

# Posté le samedi 15 avril 2006 07:37

Modifié le mardi 26 juin 2007 00:37

Toujours plus vite...

Avez-vous remarqué combien nous vivons dans une époque où la vitesse règne en
maître ?
Tout doit toujours être fait au plus vite.
Amusant lorsque l'on voit dans le même temps la plupart des magazines branchés nous faire l'éloge de la paresse et du temps retrouvé !
Un exemple parmi tant d'autre de ce besoin de vitesse : le cinéma.
Avant, vous regardiez votre film jusqu'à la fin, parfois même, pour les plus férus, vous
laissiez défiler le générique.
Aujourd'hui tout ça est bien fini. Avant même le début de la fin, les spectateurs se lèvent et prennent aussitôt la direction de la sortie. Plus vite, toujours plus vite...
Il en est de même pour les films diffusés sur le petit écran. Dès la dernière image, vous avez la présentation de ce qui va suivre, le générique qui s'affole et défile de plus en plus vite, histoire de gagner quelques secondes dévolues à... la sacro-sainte publicité !
Et dans la vie de tous les jours me direz-vous ? Idem.
On prend à peine le temps de se nourrir, on vaudrait avoir terminé ce que l'on fait avant même de l'avoir commencé. Résultat des courses : à vouloir aller trop vite, on finit par bâcler et se retrouver avec quelque chose qui a bien peu avoir avec ce que l'on avait imaginé (et là je devine un sourire sur votre visage, me disant que vous me comprenez parfaitement !).
Il n'y aura finalement plus que sur la route que nous irons moins vite.
Au vu de la répression des forces de l'ordre, des nouveaux règlements du code de la route et du montant des amendes, il faut bien avouer que, à moins d'avoir les poches pleines, nous avons tous plus ou moins contraints et forcé, décidé de lever le pied du champignon.
Et c'est là que me revient cette publicité apparue il y a quelques années : Quelques secondes de gagnées et combien de vies de perdues ?
En la détournant un peu, elle pourrait très bien s'appliquer au sujet de ce billet. Quelques se-condes de gagnées et après ?
Si la vie est courte, c'est un fait que l'on ne peut contredire, une seconde par ci, une seconde par là, ne changent pas fondamentalement votre journée. Si ce n'est rajouter un peu de stress à nos vies !
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# Posté le lundi 17 avril 2006 08:15

Pour un peu de musique...

17 ans.
C'est l'âge des possibles, 17 ans.
On prend le monde à bras le corps et on se lance, on essaye, on tente, on vibre, on vit !
On écoute du rock, du rap, de la pop et tant d'autres musiques encore.
Et on s'y essaye. Guitare, piano, batterie, etc.
On se rêve artiste, écrivain, aventurier, même si on sait pertinemment bien qu'un jour ou l'autre, pour la plupart, le temps nous rattrapera par l'épaule et nous remettra dans le droit chemin de la vie, métro, boulot, dodo.
Mais on y croit quand même, après tout, on est jeune, insouciant et amoureux. De le vie, d'une fille, d'un garçon.
Alors on sort. On danse, on boit, on fume, on se donne des allures et on drague. Comme tous les jeunes de 17 ans. Ici et là.
Et puis un jour, on rentre chez soi après une journée de cours. La vie est belle, on a des projets plein la tête, le printemps pointe le bout de son nez.
Bientôt les examens et puis les vacances d'été. Le soleil, la mer.
Et on rêve à tout ça sur le quai d'une gare, les écouteurs sur les oreilles, le lecteur mp3 dans la poche, la musique pour compagnie ;
Et puis, plus rien, le noir, le néant. Du sang. Partout. Des cris. Partout. Et la vie qui s'enfuit, comme celui qui vient de te planter trois coups de couteau dans la poitrine pour t'arracher ta boîte à musique du second millénaire.
50 euros. C'est le coût moyen du baladeur mp3. Le prix d'une vie de 17 ans.
Comment concevoir que l'on puisse attenter à la vie de son prochain pour si peu, pour un peu de musique ?
Hélas, l'inconcevable est arrivé en gare centrale de Bruxelles le 12 avril dernier.
Il s'appelait Joe, il n'avait que 17 ans.
Décidemment le monde tourne de moins en moins rond, et nous avons tous, en ce jour de marche silencieuse en son hommage les pieds, non pas dans le plat, mais bien, à côté de nos pompes !

Si vous désirez témoigner ou simplement apporter votre soutien, rendez-vous sur le site : pourjoe.be
Pour un peu de musique...

# Posté le dimanche 23 avril 2006 10:49

Modifié le mardi 26 juin 2007 00:37

Pour une fois...

Je m'abstiendrais de vous proposer un billet d'humeur (mais soyez rassurés, j'en ai d'autres qui s'impatientent ;°) ), pour vous proposer un lien vers le blog d'une suissesse qui en vaut la peine (le blog c'est sûr, la suissesse, plus que sûrement vu que je ne la connais pas vraiment, mais au vu de ce qu'elle propose à lire, je n'ai aucun doute sur l'intelligence de cette dernière !).
Ses messages et réactions plein de bon sens sur ce blog ne m'ont pas laissés insensibles.
Aussi, je vous convie à visiter cette adresse : http://zigzagzoug.aceblog.fr, vous ne serez pas déçuS et y apprendrez un tas de choses amusantes !

A bientôt !
Rolly.

# Posté le mercredi 26 avril 2006 05:51

Modifié le mercredi 26 avril 2006 14:21