Même révolte des étudiants, même volonté de se faire entendre des gouvernants.
Et pourtant...
Si en 1968 comme aujourd'hui les revendications des jeunes étaient logiques et plus que défendables, il est une différence notable, ce sont les manifestations elles-mêmes.
La France et les français ont pris goût à ce genre de sport, c'est manifeste.
Que ce soit pour défendre l'une ou l'autre cause (raisonnable ou non), ils se font un point d'honneur à descendre dans les rues et à battre le pavé tant et plus.
Est-ce seulement la joie de faire la nique aux politiques et aux biens pensants ou un certain plaisir un peu sadique de f... la m... dans le pays et de tout bloquer en prenant en otage toute une catégorie de la population qui ne se retrouve pas dans "leurs" revendications ?
Peuple fier et fort en g..., le français n'aime rien de plus que de faire entendre sa voix.
Cela s'avère souvent productif, mais vu de l'étranger, cette image les enferme encore un peu plus dans un carcan de râleur patenté qui leur colle déjà aux basques depuis belle lurette !
Mais, s'il en est bien à blâmer, ce sont les faiseurs de loi et autres décideurs qui, plutôt que de se concerter avec le peuple, décide et promulgue sans s'en soucier vraiment avant de se retrouver bien marri face à une révolte toujours plus grondante !
