Scandaleux !

Scandaleux !
« C'est un scandale ! ». Les plus âgés d'entre-vous auront sans doute souri en lisant cette phrase empruntée à feu Georges Marchais, ex-premier secrétaire du Parti Communiste français et que les humoristes (en particulier Pierre Douglas et Thierry Le Luron) aimaient à brocarder.
Quel scandale me direz-vous ?
Eh bien je m'en vais vous le narrer pas plus tard que tout de suite !
Je tiens d'abord à préciser que ce qui va suivre est rigoureusement authentique, puisque arrivé à une personne qui m'est très proche.
Celle-ci effectue ses achats de manière régulière chez Carrefour.
Or il se fait que dernièrement elle voulut s'offrir un soutien-gorge. Rien de plus normal jusque là me direz-vous. Effectivement, mais attendez, c'est ici que ça devient digne d'intérêt.
Donc, elle se rend vers les cabines d'essayage, munie de 3 soutiens dont un emballé dans une boîte.
Ayant pris soin de porter sur elle quelque chose de léger, elle essaye donc les soutiens et n'est pas convaincue.
Elle décide alors de passer au soutien enfermé dans la boîte afin de se faire une idée du vêtement.
Hélas, la boîte qui le renferme s'avère récalcitrante à ouvrir. Après maints efforts, elle y parvient tout de même, non sans avoir quelque peu abîmé la dite boîte (et c'est là qu'est –à mon sens- son unique tort. Avoir voulu ouvrir une boîte hermétiquement fermée.).
Pas convaincue, elle finit par sortir de la cabine et s'en retourne déposer les sous-vêtements là où elle les avait trouvés. Et continue ses courses.
C'est après avoir payés ses achats, qu'elle se fait alpaguer par un jeune homme costaud en complet cravate qui l'invite à la suivre.
Quelques instants plus tard, elle se retrouve dans une petite pièce où trônent des écrans de télévision et où un autre homme l'invite à s'asseoir devant lui.
C'est là qu'il lui demande de lui confirmer qu'elle a bien essayé des soutiens-gorges. Ce à quoi l'infortuné répond par l'affirmative.
A ce moment notre homme lui parle du soutien-gorge dans la boîte en lui disant qu'elle a détruit le carton d'emballage et que l'article est désormais invendable et que, par conséquent, elle doit le payer.
Prise au dépourvue, la dame avoue, non sans objecter qu'il lui était difficile de faire autrement vu que le soutien n'était pas visible à l'½il nu.
Ce à quoi, l'homme avoue qu'elle a raison et qu'il en parlera à sa direction.
C'est ainsi qu'elle du s'acquitter du sous-vêtement qu'elle ne voulait pas et que sa carte d'identité fut saisie et photocopiée pour en faire Dieu sait quoi...
Lorsqu'elle que me raconta cette histoire absurde je fus de suite scandalisé en me rendant compte que la seule façon dont le magasin avait pu déduire que c'était cette cliente qui avait déchiré la boîte, c'était... qu'il y avait des caméras dans les cabines !
Car, comment expliquer cela autrement ?
Et si ce fait s'avère nous sommes là face à un vrai scandale, car cela s'apparente alors à du voyeurisme avec toutes les dérives que cela pourrait potentiellement comporter.
De plus, il me semble sidérant que l'on traite de cette manière une personne, qui plus est, présente un âge respectable.
Elle n'a, pour autant que je sache rien volé !
Et pourtant, on l'a traité comme un vulgaire malfaiteur.
Une dernière chose encore. L'enseigne Carrefour est-elle donc si mal en point qu'il lui faille faire la chasse au dames d'un certain âge pour une boîte un peu déchirée, alors que d'autres goûtent aux raisins et autres fruits, sans parler de brioches et autres friandises, sans que la plupart du temps personne ne s'offusque, surtout s'il s'agit de jeunes baraqués ou d'enfants (j'en ai été tant de fois témoin dans cette même grande surface !) ?
Voici pourquoi j'ai donc décidé de mettre au propre comme au figuré, les pieds dans le plat et de vous prendre à témoin sur cette, décidément, honteuse histoire !
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# Posté le mercredi 26 avril 2006 13:40

Modifié le mardi 26 juin 2007 00:37

Excès de zèle (Carrefour, suite et fin)

Tout rentre finalement dans l'ordre dans cette affaire dont je vous ai conté l'histoire par le menu dans mon précédent billet.
Ainsi, la fille de la dame en question s'est est allé trouver le responsable des agents de sécuri-té qui avaient alpagué sa mère.
Elle explique l'affaire et le responsable convoque les deux agents dans son bureau pour une explication.
Après avoir été entendus, la directrice du site n'étant pas présente dans les locaux, on donne son numéro de téléphone privé à la fille de la cliente afin qu'elle puisse discuter de tout ceci avec elle, qui dans les entre-faits sera mise au courant par le responsable de la sécurité.
Le coup de fil est donc donné, et la directrice affirme de suite qu'il s'agissait là d'un excès de zèle tout à fait injustifié.
Elle invite donc la dame à revenir dans la grande surface afin qu'elle lui présente ses excuses et lui rembourse le soutien-gorge que les deux agents l'avait obligée à acheter.
L'honneur est donc sauf... pour Carrefour ! Sauf que...
Sauf que, lorsque la fille posa la question aux agents à savoir comment ils étaient certains que c'était sa mère et non une autre cliente qui avait déchiré l'emballage, ils affirmèrent l'avoir vu le déchirer dans les rayons. Ce qui est absolument faux, puisque la dame avoua l'avoir déchiré, non dans les rayons mais bien dans la cabine d'essayage.
On en revient donc à la quasi-certitude qu'il y a bien des caméras dissimulées dans les cabines, sinon comment auraient-ils pu affirmer cela ? CQFD. Et ceci malgré les dénégations de la directrice, jurant ses grands Dieux qu'il n'y a jamais eu de caméras à cet endroit... Vous avez dit ubuesque ?

# Posté le jeudi 27 avril 2006 11:40

Le triomphe des has-been

C'est dans l'air du temps.
Vous avez été une vedette, un people et vous êtes à nouveau dans l'ombre ? Vous ne le supportez pas et êtes prêt à tout pour revenir sur le devant de la scène ? Alors pas de panique, la télévision est là pour vous aider !
On rit, on rit mais pourtant...
Après le triomphe des never-been dans les Star Academy, Nouvelle Star, Loft et tutti quanti, voici venir le triomphe des has-been.
Initiée par TF1 avec l'émission Retour Gagnant, où l'on retrouvait pêle-mêle, Julie Pietri, Claude Barzotti, Jean-Luc Lahaye ou encore Jackie Quartz (qui n'est plus à l'heure du succès depuis déjà longtemps –oui je sais c'est facile mais bon...-), l'idée a fait son chemin et s'est poursuivie avec La Ferme Célébrité 1 et 2 où l'on retrouvait pataugeant dans la boue et s'adonnant aux rudes (?) travaux des champs, Pascal Olmetta, ancien gardien de but oublié du plus grand nombre, Eve Angeli, chanteuse fugace, une ex Miss France ou bien encore Massimo Gargia et Vincent McDoom, improbable androgyne, que nul ne connaissaient si ce n'est les habitués des soirées parisiennes.
Et cela continue aujourd'hui avec Je suis une célébrité, sortez-moi de là. Avec au générique, Monsieur « A l'insu de mon plein gré », Richard –maillot à pois-Virenque notamment.
Et le pire c'est que ça marche !
Comme quoi être et avoir été et être à nouveau est à présent devenu possible, même si cela se révèle bien souvent du plus pathétique.
Vous me direz qu'aujourd'hui, plus rien n'arrête les décideurs des grandes chaînes télé dans la course à l'audimat, mais quand même, n'aurait-il pas valut mieux pour la plupart de ces has-been laisser d'eux l'image d'un succès passé que celle qu'ils donnent à présent ? A savoir être prêt à tout, même à s'abaisser à faire devant des millions de téléspectateurs les pires idioties. Tout ça pour retrouver un peu de gloire d'antan. Gloire qui sera de toute façon tout aussi éphémère, si ce n'est plus !
Pauvres célébrités et surtout... Pauvres de nous !

# Posté le samedi 29 avril 2006 06:25

Modifié le samedi 06 mai 2006 11:29

Les oubliés des festivités

Certains me connaissant mieux que d'autres, me diront que je prêche pour ma chapelle. Admettons.
Néanmoins, ce dont je veux vous entretenir ici m'est venu après la Fête des Grands-mères.
Eh oui, après celles des Mère et des Pères, nous avons droit aux mamies. Et pourquoi pas après tout ?
Mais de suite vous vient à l'esprit une question ô combien importante ! Et les grands-pères dans tout ça ? Valent-ils moins ? La question mérite d'être posée, puisque cela fait quand même quelques années que les grands-mères sont à la fête si j'ose dire.
D'où une autre question somme toute essentielle à l'heure des familles recomposées.
Et les beaux-parents ? Quelqu'un a-t-il seulement pensé à eux ?
S'il existe des nombreux papas et mamans qui méritent d'être fêtés, il doit en exister tout au-tant chez les beaux-parents, qui n'ont droit, le plus souvent, qu'à une simple considération de bon aloi.
Pourtant, s'il est bien difficile d'être parents de nos jours, il l'est encore plus, me semble t-il d'être beaux-parents !
Il serait donc assez normal que, de nos jours, ces derniers ne soient plus, comme les papys, les oubliés des festivités.

# Posté le lundi 08 mai 2006 11:42

Modifié le mercredi 10 mai 2006 03:43

Dur, dur d'être un artiste !

Il est, dirait-on, de nos jours toujours aussi difficile d'être un artiste. Je m'explique.
Bien souvent, s'il n'est pas célèbre au point d'avoir son nom dans les journaux, de passer à la télé ou d'être tout simplement « connu », l'artiste est déconsidéré. Et surtout, par son entourage. Je ne compte plus parmi mes amis ayant choisi cette voie, ceux qui, comme moi, ont à en souffrir.
Sous le fallacieux prétexte que nous ne gagnons pas, le plus souvent, bien notre vie, ne n'exercerions donc pas un « vrai » métier !
Il faudrait donc, selon ces bien pensants, trimer huit heures par jours pour avoir le droit à avoir une profession digne de ce nom.
Mais que savent-ils donc après tout de ce qu'est le métier d'artiste, puisque je continue à marteler envers et contre tout, que c'en est un ?
Savent-ils ces gens-là, que si nous n'avons peut-être pas le même rythme de vie qu'eux et les mêmes horaires, nous sommes dépendants, en quelque sorte, de notre imagination, qui, bien souvent nous fait défaut.
Que nous écrivions, peignions, créions, nous sommes dépendant de cette chose si volatile qu'est l'inspiration.
Ainsi, nous pouvons passer par des phases où elle nous envahit et ne nous laisse tranquille qu'après nous avoir fait bosser des heures et des jours.
D'autres fois pourtant, nous nous retrouvons arides, secs, sans plus rien à dire, écrire ou pein-dre. La panne sèche. Et cela peut durer des jours, des semaines...
De plus, comprennent-ils combien l'artiste est sensible aux critiques, au regard de l'autre.
Il a sans cesse besoin d'être rassuré, de sentir que l'on marque de l'intérêt pour ce qu'il « sort » de lui. Qui plus est de la part de son plus proche entourage.
Mais peut-être, peut-être, faut-il être également artiste pour comprendre et admettre cet état de fait.
J'en arrive d'ailleurs parfois à me dire que cet ostracisme envers ce métier durera pour l'artiste tant qu'il ne sera pas connu et reconnu, touchant à ce dont il rêve et par corolaire gagnant bien mieux sa vie. Alors, enfin, il aura un vrai métier.
C'est aussi simple que cela. J'en mettrai mes pieds dans le plat... Malheureusement pour nous !

# Posté le vendredi 12 mai 2006 11:08

Modifié le samedi 13 mai 2006 06:04