Quel scandale me direz-vous ?
Eh bien je m'en vais vous le narrer pas plus tard que tout de suite !
Je tiens d'abord à préciser que ce qui va suivre est rigoureusement authentique, puisque arrivé à une personne qui m'est très proche.
Celle-ci effectue ses achats de manière régulière chez Carrefour.
Or il se fait que dernièrement elle voulut s'offrir un soutien-gorge. Rien de plus normal jusque là me direz-vous. Effectivement, mais attendez, c'est ici que ça devient digne d'intérêt.
Donc, elle se rend vers les cabines d'essayage, munie de 3 soutiens dont un emballé dans une boîte.
Ayant pris soin de porter sur elle quelque chose de léger, elle essaye donc les soutiens et n'est pas convaincue.
Elle décide alors de passer au soutien enfermé dans la boîte afin de se faire une idée du vêtement.
Hélas, la boîte qui le renferme s'avère récalcitrante à ouvrir. Après maints efforts, elle y parvient tout de même, non sans avoir quelque peu abîmé la dite boîte (et c'est là qu'est –à mon sens- son unique tort. Avoir voulu ouvrir une boîte hermétiquement fermée.).
Pas convaincue, elle finit par sortir de la cabine et s'en retourne déposer les sous-vêtements là où elle les avait trouvés. Et continue ses courses.
C'est après avoir payés ses achats, qu'elle se fait alpaguer par un jeune homme costaud en complet cravate qui l'invite à la suivre.
Quelques instants plus tard, elle se retrouve dans une petite pièce où trônent des écrans de télévision et où un autre homme l'invite à s'asseoir devant lui.
C'est là qu'il lui demande de lui confirmer qu'elle a bien essayé des soutiens-gorges. Ce à quoi l'infortuné répond par l'affirmative.
A ce moment notre homme lui parle du soutien-gorge dans la boîte en lui disant qu'elle a détruit le carton d'emballage et que l'article est désormais invendable et que, par conséquent, elle doit le payer.
Prise au dépourvue, la dame avoue, non sans objecter qu'il lui était difficile de faire autrement vu que le soutien n'était pas visible à l'½il nu.
Ce à quoi, l'homme avoue qu'elle a raison et qu'il en parlera à sa direction.
C'est ainsi qu'elle du s'acquitter du sous-vêtement qu'elle ne voulait pas et que sa carte d'identité fut saisie et photocopiée pour en faire Dieu sait quoi...
Lorsqu'elle que me raconta cette histoire absurde je fus de suite scandalisé en me rendant compte que la seule façon dont le magasin avait pu déduire que c'était cette cliente qui avait déchiré la boîte, c'était... qu'il y avait des caméras dans les cabines !
Car, comment expliquer cela autrement ?
Et si ce fait s'avère nous sommes là face à un vrai scandale, car cela s'apparente alors à du voyeurisme avec toutes les dérives que cela pourrait potentiellement comporter.
De plus, il me semble sidérant que l'on traite de cette manière une personne, qui plus est, présente un âge respectable.
Elle n'a, pour autant que je sache rien volé !
Et pourtant, on l'a traité comme un vulgaire malfaiteur.
Une dernière chose encore. L'enseigne Carrefour est-elle donc si mal en point qu'il lui faille faire la chasse au dames d'un certain âge pour une boîte un peu déchirée, alors que d'autres goûtent aux raisins et autres fruits, sans parler de brioches et autres friandises, sans que la plupart du temps personne ne s'offusque, surtout s'il s'agit de jeunes baraqués ou d'enfants (j'en ai été tant de fois témoin dans cette même grande surface !) ?
Voici pourquoi j'ai donc décidé de mettre au propre comme au figuré, les pieds dans le plat et de vous prendre à témoin sur cette, décidément, honteuse histoire !