Carrefour : le retour

On croyait l'affaire classée, rangée, oubliée. Il n'en est rien.
Jugez plutôt ce que suis...
La brave dame qui s'était faite alpaguée par les gardes chiourmes de la grande surface (voir précédents posts) n'est pas loin de frôler la dépression et voulait dire à ces derniers ce qu'elle pensait de leur conduite pour le moins inqualifiable.
Elle retourna donc au Carrefour, bien qu'elle s'était jurée de ne plus y mettre les pieds. Elle s'en alla trouver la directrice dans son bureau et demanda à rencontrer les deux hommes qui était à la base de cette lamentable –et le mot est faible !- histoire.
L'un d'entre-eux était absent mais elle put rencontrer le second.
Et c'est là que les faits prirent une autre tournure, bien plus navrante et condamnable pour la grande surface.
L'homme un peu surpris de revoir la dame, ne se décontenança pas et rajoute même l'ignominie à son excès de zèle. Il affirma que non seulement la dame avait reconnu avoir volé le sous-vêtement en question, mais qu'elle l'avait également sorti d'une de ses poches !
Une mauvaise foi comme celle-là serait à mettre dans les annales ! C'est donc le même homme (ou son collègue) qui lui fit signer une déclaration de vol, alla chercher le soutien-gorge dans le magasin et lui obligea à l'acheter, qui à présent, revenant sur ses dires, ne trou-vait rien de mieux pour se tirer du mauvais pétrin où il s'était lui-même plongé, que d'enfoncer encore un peu plus la cliente ! Et que croyez-vous qu'il arriva ? Qu'il fut licencié et renvoyé sur le champ ? Que nenni ! Qu'il reçu alors à tout le moins un blâme ? Même pas.
Il est toujours là fidèle à son poste avec autant de conscience qu'un –pour rester poli- poisson pané. Et pendant ce temps, une dame qui n'avait jamais quitté la ligne droite durant toute sa vie, dont chacun parlait en comme d'un personne qui ne ferait, et ne saurait faire de mal à son prochain, l'honnêteté personnifiée, n'arrive pas à surmonter le choc et en est réduite à devoir faire ses achats ailleurs, tétanisée à la seule idée de remettre les pieds dans ce lieu où elle avait toutes ses habitudes !
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# Posté le dimanche 14 mai 2006 14:16

Anvers et contre tout

L'horreur qui s'est déroulé récemment dans la cité anversoise montre que, décidemment, une certaine partie de la Belgique et de la Flandre verse irrésistiblement dans le racisme primaire.
Mais faut-il vraiment s'en étonner ? Dans une ville votant à plus de 30 % pour un parti d'extrême droite, il n'est peut-être pas si surprenant que cela de se retrouver dans cette situation.
L'autre jour, à la radio, j'entendais un francophone résidant dans la ville de Pierre-Paul Rubens, raconter que même pour un belge de pure souche mais... parlant français il devenait de plus en plus difficile de s'exprimer dans cette langue.
Ainsi, lorsqu'il se balade en rue avec ses enfants, il lui arrive régulièrement de leur demander de parler plus bas afin de ne pas éveiller l'animosité de certains anversois !
En entendant de telles déclarations, comment alors s'étonner de ce que peuvent vivre les étrangers dans cette ville ? Ville qui rappelons-le quand même, est un des plus grands centres diamantaires d'Europe et dont les principaux marchands sont... Juifs. C'est dire le risque de dérapages potentiels qu'il y existe !
Rappelons également, que le gouvernement flamand n'est pas vraiment blanc-bleu dans toutes ces histoires de racisme sous-jacent. En effet, par sa volonté farouche de mettre la nation flamande en avant envers et contre tout, elle stigmatise -peut-être- sans le vouloir les extrémistes de tous bords.
Ainsi, il y a une dizaine d'années, nous avons eu droit à des panneaux routiers nous souhaitant un « Welkum op Vlaams Kust » lorsque nous arrivions sur le littoral... Belge !
Dans le même genre, je me souviens encore de la tête des présentateurs du Concours Eurovi-sion de la Chanson, lorsque les animateurs de la BRT (télévision flamande) communiquèrent les votes du jury... Flamand. Il fallut toute la diplomatie des organisateurs pour réussir à faire dire le mot « belge » à ces derniers.
Enfin, un autre exemple, cette fois vécu, c'est cette affiche au fronton d'un café de Schaerbeek (banlieue de Bruxelles) au début des années 90, signalant que l'endroit était interdit aux animaux, aux étrangers et aux... francophones (sic) !
Bref, même si ces exemples ne sont que peccadilles à côté de ce qui vient de se passer dans la cité portuaire belge, il faut bien avouer que toutes ces dérives communautaires ne font rien pour arranger un climat nauséabond et aux relents trop bien connus. Hélas !
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# Posté le lundi 15 mai 2006 13:16

Modifié le lundi 22 mai 2006 04:23

Je me crois tout permis !

Non ce n'est pas de moi qu'il s'agit, rassurez-vous !
Je veux parler ici de ces personnes qui, dans la vie de tous les jours, croient avoir tous les droits et les outrepassent allégrement.
Ainsi, en est-il de ces gens qui, sous prétexte qu'ils possèdent une belle voiture mais pas de garage, considèrent que les parkings de rues leur appartiennent.
Ainsi, alors que seuls les handicapés, et c'est bien naturel, peuvent revendiquer une place pour se garer face à leur domicile, il n'en est pas de même pour l'automobiliste lambda.
Aussi, quand ce dernier trouve à se garer devant son domicile, au prix de man½uvres parfois ardues, il est invraisemblable que le voisin à la belle décapotable, craignant pour cette dernière, vienne faire un ramdam à près de 23 heures, au risque de réveiller toute la maisonnée, afin que celui qui était déjà garé recule son véhicule de quelques centimètres pour qu'il puisse garer sa précieuse voiture devant sa maison !
Quand il n'y a place que pour stationner 3 voitures d'un gabarit « normal », il devient ardu d'en mettre une troisième... plus longue. De plus, les règlements de police stipulent bien que la voierie est à tout le monde.
Il conviendrait donc que chacun sache raison garder, et au cas où l'on s'en ferait trop pour sa voiture, d'envisager alors la location ou l'achat d'un garage afin que celle-ci dorme en paix, ainsi que... les voisins ! Qui ne méritent vraiment pas d'être réveillés par un conducteur ne
connaissant manifestement rien aux règlements en usage sur la voie publique !
Le plus fort, c'est que, et j'en mettrai mes pieds dans le plat, lorsque ce dernier sera un jour sermonné par les force de l'ordre, il criera encore au scandale. Quand je vous dit que certains se croient tout permis !

# Posté le vendredi 19 mai 2006 06:10

Le calvaire des profs

Le calvaire des profs
Décidemment, il ne se passe plus un mois (et encore je vois large !) sans que la presse ne fasse état d'une agression envers un professeur ou un éducateur. Un jour, ce sont des élèves, l'autre jour, des parents. La violence est donc bel et bien devenu le quotidien dans bon nom-bre d'établissements scolaires, et nombreux sont les professeurs qui se font porter pâles, ron-gés par la peur d'être pris à parti ou passés à tabac sur leur lieu de travail, quand ils ne sombrent pas tout simplement dans la dépression.
Tout ceci, me rappelle que cet état de fait ne date, malheureusement, pas d'hier. Même si l'ambiance dans les écoles est désormais tout autre.
Ainsi, je me souviens de ce prof, lorsque j'étais étudiant dans les années 80, qui, régulièrement était la risée de ses élèves, qui le chahutait plus que de raison, et en avait fait leur tête de turc préférée. Résultat, le pauvre homme fut mis hors-jeu, trahi par ses nerfs qui ne suppor-taient plus cette tension continue.
Quelques semaines après avoir séjourné en maison de repos, il revint dans l'établissement et donna à nouveau cours.
Il ne fallut pas plus de huit jours pour que le « cirque » repris de plus belle.
Mais le pauvre homme n'avait plus en lui les ressources nécessaires pour affronter les railleries.
Alors, doucement, il se dirigea vers la fenêtre de la salle de classe, l'ouvrit, toisa ses élèves et leur dit d'une voix ferme et décidée : « Vous voulez jouer aux plus malins. Grand bien vous fasse. Mais pour ma part, c'est terminé. Vous ne m'avez jamais écouté, mais je peux vous jurer que vous ne m'oublierez jamais ! ». A ces mots, il grimpa sur l'appui de fenêtre et sans un seul regard vers la classe se jeta dans le vide. Cinq étages...
Il décéda quelques heures plus tard dans le service de réanimation où il fut emmené d'urgence.
Traumatisé, les chahuteurs ne chahutèrent plus pendant le reste de l'année. Avaient-ils enfin compris ? J'en doute, puisque une autre pris la place du professeur l'année suivante.
Ainsi, le calvaire et le sacrifice de cet enseignant ne servit à rien.
Les années passent et on se demande combien de temps encore il faudra que ceux qui enseigne leur savoir à nos enfants supportent encore ce genre de choses indignent de nos sociétés.
Y'a-t-il une solution ? Je n'en sais pas plus que vous. Peut-être faudrait-il simplement que les instituteurs dès les premières classes remettent entre eux et leurs élèves cette séparation qui faisait que jamais nous ne tutoyions nos profs. En commençant par réapprendre quelques principes simples aux enfants, comme le respect des instituteurs, il y aura peut-être alors une infime chance pour qu'en grandissant ils respectent à nouveau le corps enseignant les années que dureront leur scolarité.
Quant aux parents...
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# Posté le dimanche 21 mai 2006 04:25

Revoir Pollux

Revoir Pollux
Il y a tout juste un an mon petit bonheur de chat trouvait la mort devant notre maison.
C'était la nuit ou tôt le matin, victime d'une voiture, comme tant d'autres.
Nous ne l'avons découverte qu'au matin.
Ses yeux regardaient vers la maison, comme pour y revenir une dernière fois.
Elle était la prunelle de mes yeux. La plus belle aussi. Peut-être, parce que je n'ai pas d'enfant, la considérais-je un peu comme telle. Et puis après ! Tel est mon droit !
Elle n'avait pas un an Pollux. Mais entre nous s'est passé quelque chose de mystérieux, de magique, comme il en arrive peu de fois dans une vie entre deux êtres.
Qu'ils soient humains ou pas, n'a ici que peu d'importance. Ce dont je veux parler c'est d'amour. Le vrai, pas celui qui quémande ou attend de l'autre. Le pur. Simplement.
Bien sur, j'entends déjà les ricanements et autres sarcasmes de ceux pour qui un animal n'est rien de plus que ce qu'il est et ne peu en aucun cas être comparé à l'humain.
J'en suis conscient. Et pourtant...
La souffrance d'avoir perdu ce petit être, qui m'aimait autant que je l'aimais, qui n'avait d'yeux que pour moi, est indicible.
Cela fait déjà un an et pourtant c'est comme si c'était hier. Le manque est incroyable.
Pourquoi est-ce plus difficile pour elle que pour un être qui m'était tout aussi cher et qui s'en est allé la même année ? Je ne peux y répondre. C'est ainsi, tout simplement.
Et si je n'avais que quelques souhaits à formuler, au-delà des habitudes que sont ceux de réussir sa vie, de voir ceux qu'on aime bien portants, ce serait d'un jour revoir mes chers disparus.
M'excuser auprès de mon père de l'avoir rabroué alors qu'il s'en allait. Embrasser encore une fois ma grand-mère maternelle et lui redire combien je l'aime, voir la fierté dans les yeux de mon grand-père quand je lui montrerais ce livre que nous avons si longtemps porté enfin imprimé et... revoir Pollux encore et encore. Peut-être un jour, si Dieu le veut...
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# Posté le mardi 23 mai 2006 04:33