Jugez plutôt ce que suis...
La brave dame qui s'était faite alpaguée par les gardes chiourmes de la grande surface (voir précédents posts) n'est pas loin de frôler la dépression et voulait dire à ces derniers ce qu'elle pensait de leur conduite pour le moins inqualifiable.
Elle retourna donc au Carrefour, bien qu'elle s'était jurée de ne plus y mettre les pieds. Elle s'en alla trouver la directrice dans son bureau et demanda à rencontrer les deux hommes qui était à la base de cette lamentable –et le mot est faible !- histoire.
L'un d'entre-eux était absent mais elle put rencontrer le second.
Et c'est là que les faits prirent une autre tournure, bien plus navrante et condamnable pour la grande surface.
L'homme un peu surpris de revoir la dame, ne se décontenança pas et rajoute même l'ignominie à son excès de zèle. Il affirma que non seulement la dame avait reconnu avoir volé le sous-vêtement en question, mais qu'elle l'avait également sorti d'une de ses poches !
Une mauvaise foi comme celle-là serait à mettre dans les annales ! C'est donc le même homme (ou son collègue) qui lui fit signer une déclaration de vol, alla chercher le soutien-gorge dans le magasin et lui obligea à l'acheter, qui à présent, revenant sur ses dires, ne trou-vait rien de mieux pour se tirer du mauvais pétrin où il s'était lui-même plongé, que d'enfoncer encore un peu plus la cliente ! Et que croyez-vous qu'il arriva ? Qu'il fut licencié et renvoyé sur le champ ? Que nenni ! Qu'il reçu alors à tout le moins un blâme ? Même pas.
Il est toujours là fidèle à son poste avec autant de conscience qu'un –pour rester poli- poisson pané. Et pendant ce temps, une dame qui n'avait jamais quitté la ligne droite durant toute sa vie, dont chacun parlait en comme d'un personne qui ne ferait, et ne saurait faire de mal à son prochain, l'honnêteté personnifiée, n'arrive pas à surmonter le choc et en est réduite à devoir faire ses achats ailleurs, tétanisée à la seule idée de remettre les pieds dans ce lieu où elle avait toutes ses habitudes !