Pour les enfants disparus

Pour les enfants disparus
Ce 25 mai est une journée bien particulière. Celle des enfants disparus, partout à travers le monde.
Son symbole ? Un myosotis. Une simple petite fleur en tissu à épingler au revers d'un vêtement.
Distribuée gratuitement, elle ne demande qu'à être portée par tous, petits et grands pour que nous tous que nous vivions en Europe ou Outre-Atlantique, soyons solidaires avec ces familles qui souffrent d'avoir vu leur enfant arraché à leur famille.
Et, en tant que belge, je ne peux m'empêcher en ce jour, d'avoir une pensée pour tous ceux qui furent si cruellement éprouvés dans notre pays lors des dix dernières années. Ce jour est aussi le leur, comme celui de leurs filles disparues...
[ Ajouter un commentaire ] [ Aucun commentaire ]

# Posté le jeudi 25 mai 2006 03:41

Le dernier des sages ?

Le dernier des sages ?
A l'heure où tant de personnes se cherchent, que les lieux de culte sont de plus en plus désertés, il n'est pas étonnant de voir de plus en plus de gens se tourner vers une personne incarnant le bien plutôt que vers les religions, qui ne savent plus vraiment répondre aux attentes d'un monde en recomposition et en questionnement permanent.
Le seul problème ? Le manque de sages se fait cruellement ressentir.
Ils ne sont en effet plus légion, ceux qui, par leur aura, leur grandeur d'âme ou leur abnégation, peuvent se targuer d'incarner une certaine « sagesse » face à ce monde incertain.
Jean-Paul II incarnait cette sagesse drapé dans sa sérénité et son âge vénérable, tout comme, S½ur Térésa l'incarnait, recluse dans son bidonville de Calcutta.
Nelson Mandela, peut aussi, dans le domaine qui est le sien, incarner cette sagesse. Plus vieux prisonnier politique élu ensuite premier président noir en Afrique du Sud, il est régulièrement mis à contribution pour faire entendre la voix de la sagesse dans divers conflits secouant encore et toujours l'Afrique.
Le Dalai Lama quant à lui, représente l'image de la béatitude et de la non-violence face à l'oppresseur, la Chine dans ce cas, qui l'empêche de vivre parmi son peuple, les tibétains.
Vous me direz : Et l'abbé Pierre, et S½ur Emmanuelle ? Et vous aurez raison. Mais... leurs messages emplis de sagesses, ne dépassent, hélas, pas vraiment les frontières des pays francophones, d'où la difficulté de les considérer comme des exemples de sagesse universelle.
Le Dalai Lama serait-il donc le dernier des sages dans ce bas monde ? La question mérite d'être posée !
[ Ajouter un commentaire ] [ Aucun commentaire ]

# Posté le samedi 03 juin 2006 03:03

Le règne du consensuel

Que sont les « grandes gueules » devenues ?
Alors que l'on s'apprête à commémorer les vingt ans de la disparition de Coluche, que Daniel Balavoine en avait fait de même en 1986 également, tout comme Thierry Le Luron d'ailleurs.
Que l'on s'est souvenu du départ, il y a 15 ans, de Gainsbourg, on en vient à se dire qu'ils sont bien peu ceux qui, comme ces artistes disparus, mettaient les pieds dans le plat et ne craignaient pas de dire tout haut ce que beaucoup pensaient tout bas. Et à ce jeu là, on peut dire que les deux premiers précités s'y entendaient à merveille.
Comment, ne pas citer également feu Jean-Edern Hallier, épine dans le pied continuelle de Mitterrand notamment. C'est d'ailleurs lui qui découvrit le premier l'existence de Mazarine, et coucha l'histoire dans un livre qui fut interdit à la vente sur ordre de... L'Elysée !
Aujourd'hui ce temps semble, bien révolu ! On nage dans le consensus mou. Un peu comme si les artistes n'osaient plus s'exprimer de peu d'une censure, hélas, bien sous-jacente ! Pour un Bigard, dénonçant les apprentis-sorciers de la médecine, combien d'autres préfèrent se taire de peur de ne plus pouvoir faire leur promo dans les talk-shows et autres émissions de variété ?
Même Guy Carlier, pourtant réputé pour son franc-parler, a aujourd'hui adopté un profil plus bas. C'est ainsi que l'on constate que désormais on ne peut plus dire ce que l'on veut à la télé. La radio devenant peut-être le dernier refuge pour ceux qui voudraient encore ruer dans les brancards.
Tout est aujourd'hui lissé et propre, sans fioriture. Un monde artificiel peuplé de bimbos, de chanteurs débutants déjà stars, de présentateurs plus vedettes que celles qu'elles invitent et où le look semble bien plus important que la pensée.
Et que dire de la télévision américaine ! Depuis l'affaire Janet Jackson et son téton exhibé en plein Super-Bowl à une heure de grande écoute, toutes les émissions sont diffusées avec un retard de 30 secondes, histoire de permettre aux réalisateurs de sucrer un scandale éventuel. C'est ainsi que les Oscars se déroulent à présent en léger différé et que les Rolling Stones ont eu la surprise de voir l'une de leur chanson censurée par un bip sonore lors d'une de leurs dernières prestations en direct !
Elle semble décidément bien loin l'époque des Balavoine, Gainsbourg et autres Coluche. Si ces derniers étaient encore de ce monde, gageons qu'ils seraient bien malheureux de cette situation où règnent en maître les cons sensuels et le consensuel !
[ Ajouter un commentaire ] [ Aucun commentaire ]

# Posté le mardi 13 juin 2006 13:55

Ca s'en va et ça revient.

Non je ne vous parlerais pas de Claude François, bien qu'il le fut bien mal lorsqu'il décida le 11 mars 1978 de redresser cette fameuse applique électrique les pieds, non pas dans le plat, mais dans l'eau !
Ce dont je veux vous entretenir c'est de l'inspiration.
Cette fameuse inspiration qui vient à vous quant elle le sent et beaucoup plus rarement quand vous le désireriez.
Ceci afin de répondre à ceux qui s'inquiètent du laps de temps entre la parution des mes billets d'humeur, en me faisant remarquer, à juste titre, qu'ils se suivent parfois de manière très régulière et à d'autres moments beaucoup moins. C'est ainsi.
L'inspiration est une maîtresse difficile. J'ai d'ailleurs écrit il y a quelques années de cela un texte de chanson à ce sujet. Il s'intitule « J'attends les mots ». On en peut être plus clair !
L'angoisse de la page blanche est d'ailleurs un thème récurrent pour chaque auteur. Qu'il soit écrivain, parolier, journaliste ou tout autre métier d'écriture.
Cette angoisse ne m'a, à dire vrai, jamais vraiment taraudé. Bien entendu, comme d'autres, je fus confronté à un manque d'idée pour commencer voire terminer un texte ou un livre. Mais ce fut rare. J'ai bien sûr du attendre parfois des semaines pour que l'inspiration revienne me titiller les neurones. Dans ces moments là, vous n'avez qu'une seule crainte : qu'elle s'en soit allée définitivement. Heureusement, avec le temps, vous composez avec les caprices de cette gente dame. Puisque vous savez qu'elle finit toujours par revenir vers vous avec une envie décuplée d'écrire. Et c'est là qu'il vous faut en profiter ! Alors, vous écrivez encore et encore jusqu'à plus soif, jusqu'à ce que la source se tarisse à nouveau et vous fasse attendre à nouveau la prochaine ondée.
Comme dans la chanson de Clo-Clo, elle s'en va et elle revient et vous n'y pouvez rien. Voici donc la raison pour laquelle je poste à distance plus ou moins régulière. Car en ce moment, vous l'aurez deviné, la bougresse me fait défaut ! Enfin... Jusqu'à ce que j'écrive ce billet, car, la coquine vient de pointer à nouveau le bout de son nez et il m'étonnerait bien que vous n'ayez pas de mes nouvelles rapidement !

# Posté le dimanche 25 juin 2006 05:43

L'innocence assassinée

L'innocence assassinée
Le pire est donc arrivé. Ce que chacun en Belgique redoutait depuis la disparition de Stacy et Nathalie dans le quartier Saint Léonard à Liège.
Une nouvelle fois, notre plat pays est jeté sous les lumières crues de la perversité.
Quelques 86 % de nos compatriotes demandent le rétablissement de la peine de mort pour les assassins d'enfants. Pas de pardon !
Il faut bien avouer qu'il est difficile de ne pas ressentir un profond dégoût pour ceux qui ôtent ainsi la vie à ces jeunes vies qui n'ont rien demandé d'autre qu'à rire, jouer et aimer leurs proches. Mais voilà, dans notre société sombrant toujours un peu plus dans la violence, certains n'ont aucun respect pour l'innocence.
Il est trop tôt pour connaître les circonstances qui ont conduites à l'horreur ultime. Tout ce que chacun espère désormais, c'est que la justice mettra la main sur le ou les coupables et qu'ils soient punis comme ils le méritent, même si, cela ne peut être comme d'aucuns le souhaite.
En attendant, ne reste plus aux parents, frères et s½urs des petites victimes que de faire face à l'immense tristesse qui les accablent.
Ceci ne peut, immanquablement que nous ramener quelques années en arrière, les visages d'autres petites filles en filigrane.
Et, pour paraphraser Hugo Claus... Qu'il est lourd à porter le Chagrin des Belges !
[ Ajouter un commentaire ] [ Aucun commentaire ]

# Posté le jeudi 29 juin 2006 03:48

Modifié le mardi 26 juin 2007 00:37