Supporter, supporter...

Au début des années 80, Daniel Balavoine avait écrit une chanson intitulée « Supporter », destinée à inciter ces derniers à soutenir l'équipe de l'AS St Etienne, alors embourbée dans de ténébreuses affaires après avoir connu la décennie précédente des heures fastes en champion-nat de France et avoir fait rêvé la France du ballon rond en Coupe d'Europe.
On ne parlait pas encore alors, ou si peu, de hooligans. Les supporters était vus comme des amateurs de foot, aimant à encourager leur équipe avec bruit et coup de rouge au passage. Bref, un côté bon enfant, qui donnait aux matchs un air de fête populaire.
De nos jours, les supporters se font plutôt remarquer par leurs côtés sombres. Ainsi en est-il des insultes racistes tombant des tribunes à l'encontre des joueurs de couleur évoluant dans les stades des grandes équipes européennes, sans compter, bien entendu celles pleuvant régulièrement sur le corps arbitrale.
Mais là, où ces masses vociférantes font fort, c'est quant ils s'en prennent à l'intégrité physique de joueurs d'équipes adverses ainsi qu'aux leurs.
Dernièrement, en Belgique, c'est un joueur évoluant à Anderlecht qui a ainsi fait les frais de la haine des supporters d'une équipe adverse.
Celui-ci avait élu domicile dans une ville ayant en son sein une autre équipe de Division 1. Jusque là, rien de grave me direz-vous. N'en croyez rien ! Impossibilité pour l'épouse de faire le moindre achat dans un commerce de la ville sans être copieusement insultée, injures et menaces envers les enfants du couple, dépradations de l'habitation et des voitures de ce dernier...
La vie leur était tout simplement devenue impossible. A tel point qu'ils finirent par déménager pour s'installer dans la capitale, non loin du stade... d'Anderlecht !
Nul doute que là, au moins, les supporters seront bienveillants !
Cette lamentable histoire, conduit à nouveau à se demander combien de temps encore, les clubs accepteront pareils énergumènes au sein de leurs stades. Pour qu'enfin, on en arrive plus à se dire ce que d'aucuns, mettant un peu vite tout ce petit monde dans le même sac, répètent à l'envi : Quoi de plus c... qu'un supporter ? Deux supporters... Sans commentaires !

# Posté le jeudi 03 août 2006 13:43

Pour deux soldats...

Pour deux soldats...
Pour deux soldats, combien d'enfants, de femmes et d'hommes ? Combien d'innocents massacrés pour qu'Israël récupère ses deux soldats ?
Le Proche-Orient s'enfonce -une fois de plus- dans la guerre et le désespoir.
Cela avait commencé un peu plus tôt à Gaza avec la Pluie d'été déclenchée par Tsahal, cherchant sous des prétextes fallacieux à anéantir le gouvernement démocratiquement élu -faut-il le rappeler ?- du Hamas.
Bien entendu, ce dernier mouvement est à tendance radicale, et voue une haine tenace aux juifs, bien entendu. Mais tout de même : c'est l'état hébreu qui avait appelé de ses v½ux des élections en Cisjordanie et à Gaza. Les Palestiniens ont préféré le Hamas. C'est là leur droit le plus strict. Israël n'a rien, il me semble, à y redire, même si, comme un peu partout dans le monde, on aurait préféré qu'ils choisissent d'autres voies...
Mais c'est là une constante israélienne. Auparavant c'était Yasser Arafat le grand Satan. Voué aux gémonies par Ariel Sharon et la majorité de la classe politique de l'état hébreu, il personnifiait à merveille le bouc émissaire. Aujourd'hui qu'il repose à l'ombre de la Mouqata et que Sharon est entre la vie et la mort, rien n'a pourtant foncièrement changé. Rien sauf la détermination d'Israël à ne jamais permettre à un état palestinien digne de ce nom de voir le jour.
Et comme si cela ne suffisait pas, c'est à présent le Liban qui subit l'ire guerrière de Tsahal.
Ici encore, le Hezbollah à bon dos. A nouveau, ce sont les islamistes qui sont montrés du doigt. Bien sûr, ici encore nous avons à faire à un groupement qui envoie régulièrement des roquettes sur Israël. C'est évident, il faut que cela cesse. Mais faut-il pour autant en arriver à sortir des casernes toute la panoplie militaire, pour en arriver à des bavures comme le massacre de Cana, qui rappellent aux libanais l'horreur qu'a été Sabra et Chatila, ainsi qu'à la destruction pure et simple de tout ce qui fait un pays (infrastructures routière, hôpitaux, habitations, etc.) ?
Et tout cela sans que la communauté internationale n'intervienne, de peur, comme d'habitude de sermonner et sanctionner l'état hébreu, comme le serait tout autre pays faisant de même.
Et on en revient alors à l'holocauste, au peuple victime, et l'on ose presque plus exprimer sa pensée de peur d'être traité de d'antisémite.
Evidemment, il serait trop facile de faire l'amalgame et de prendre tous les israéliens pour des juifs et vice-versa.
Mais, hélas, il en est ainsi pour toute chose, et, j'ai bien peur que ce qui se passe à Jérusalem et hors de ses frontières ne se répercute de la pire des manières ici et ailleurs.
Déjà, on note des appels au boycott des produits en provenance d'Israël. Le tourisme dans la région est en chute libre. Et les pays arabes, dans leur grande majorité, vouent une haine tenace et lourde de menaces futures à ce dernier.
Aussi, risquons une prière : Qu'Israël et ses dirigeants se souviennent d'où ils viennent, eux qui n'avaient plus nulle part où aller avant d'arriver en Palestine. Peuple apatride, ils devraient comprendre mieux que quiconque que palestiniens et libanais ne rêvent que d'une chose : vivre en paix, dans leur pays !
La violence engendre la violence, le refrain est connu, mais l'entendent-ils seulement ?
Tout a commencé par deux soldats enlevés. Combien en faudra-t-il encore avant que ne se relève exsangue le pays du Cèdre ? Combien faudra t-il encore de maisons détruites, de cultures saccagées et de vies brisées avant que ne voie le jour l'état palestinien ? Seuls les israéliens ont la réponse...
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# Posté le dimanche 13 août 2006 14:25

Rouler à vélo, c'est ça...

Rouler à vélo, c'est ça...
Je viens d'une famille où rouler à vélo est une religion. Pour paraphraser l'un des personnages de BD les plus célèbres, « Je suis tombé dedans étant petit ! ».
Mais, jusqu'à ce jour, je ne comprenais pas vraiment ce qui pouvait pousser un amoureux de la petite reine à pédaler, pédaler et encore pédaler.
Etant enfant, suivre mon frère, mon père et mon grand-père dans des randonnées cyclotouriste m'amusait. J'aimais l'ambiance bon enfant de ce milieu. On y rigolait souvent, et surtout, l'ambiance était toujours à la fête.
Et puis j'ai grandi. A l'adolescence, rouler à vélo ne me disait plus rien. Mon père venait d'abdiquer depuis quelques mois, et je n'avais pas l'envie assez chevillée au corps pour suivre mon frangin et mon grand-père par monts et par vaux.
Déjà, mes goûts se tournaient vers le tennis et la musique.
Et puis le temps et les années ont passées.
Un jour, j'ai eu envie de remonter en selle. Comme ça, juste pour voir.
J'avais pris un vieux vélo qui trainait au garage, pas vraiment adapté à ma taille, et j'étais par-ti. Quelques kilomètres plus, j'avais repris goût à rouler. Oh, certes pas des heures ! Non, juste rouler, comme ça pour le plaisir.
Et puis, je me suis offert un vélo. Celui qui me convenait.
Et j'ai repris la route. Un peu plus à chaque sortie.
Puis j'ai gravi quelques difficultés. Pas des plus ardues, mais bon, quand on a plus roulé depuis des lustres, ça donne mal aux cuisses et aux mollets !
J'avais quelques craintes de ne pas y arriver et je fus agréablement surpris de voir que je ne m'en sortais pas si mal que ça...
L'an dernier, j'ai parcouru quelques 800 kilomètres, avec quelques bonnes petites grimpettes.
C'est là que j'ai enfin compris ce qui motivait les amateurs de vélo et plus particulièrement mon grand-père. Non pas le fait d'avaler du bitume, de rouler à une certaine vitesse, mais bien le dépassement de soi. Cette sensation qui vous envahit quand, après l'effort, vous avez franchit l'obstacle. Qu'il soit en distance toujours rallongée, ou en dénivelé, à chaque fois un peu plus prononcé.
Je crois, je sais, que celui qui occupe régulièrement mes pensées lorsque je roule, aurait été heureux de m'entendre ainsi parler de ce sport qu'il aimait plus tout.
Pour ma part, c'est et cela restera toujours un moment de détente, un moyen de partir à la découverte de chemins que je ne pourrais pas connaître si je n'y passais pas en deux roues (et ici encore, je rejoins à nouveau mon ancêtre !), mais ça s'arrête là. Même si un jour qui sait, la montagne...
Voilà, ce qu'est, pour moi, la pratique du vélo. C'est ça !
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# Posté le jeudi 24 août 2006 13:34

Modifié le vendredi 25 août 2006 03:22

Au-delà de l'image

Au-delà de l'image
Il était 20h41, ce dimanche 3 septembre, lorsqu'un certain B.Becker (rien à voir avec Boris « Boum-Boum » Becker !) asséna un dernier ace sur sa mise en jeu. De l'autre côté du filet du Stade Arthur Ashe de Flushing Meadows à New-York, un homme pleurait.
Cet homme venait de comprendre que sa carrière de tennisman venait de prendre fin.
Andre Agassi vient donc de tirer sa révérence après 21 années passées à faire vibrer les foules partout sur la planète. C'est une légende vivante du tennis qui s'en va à 36 ans.
Agassi, c'est l'homme qui aura réussi la prouesse d'être le premier à gagner les quatre titres du Grand Chelem sur 4 surfaces différentes ! A cela s'ajoute un titre olympique, 2 coupe Davies et un masters. Seule Steffi Graf... Sa femme peut se vanter d'avoir un tel palmarès ! Sans compter son record de 17 Masters Series qui n'est pas prêt d'être égalé, ainsi que ses 101 semaines à la place de n°1 mondial (plus vieux n°1 mondial de l'histoire en 2003). Bien plus que les 14 titres de Pete Sampras, les 5 titres de Wimbledon et 6 de Roland Garros de Borg, il restera, sans doute, dans l'histoire de son sport, l'un des plus grands, si pas le plus grand.
Mais surtout, Agassi fut, plus que tout autre joueur, « la » star incontestée de sa discipline.
Du jeune homme aux shorts en jeans, en passant par les tenues fluo et la coiffure peroxydée, jusqu'au sage chauve qu'il est aujourd'hui devenu.
Je suis devenu un admirateur du joueur lorsqu'il gagna les masters en 1990, battant au pas-sage, les meilleurs joueurs réunis lors de ce tournoi. Depuis, je l'ai suivi dans ses hauts et ses bas. De sa victoire à Wimbledon en 1992 à sa descente aux enfers en 1997 (où je guettais sur le télétexte, ayant même acquis un dictionnaire franco-anglais pour l'occasion, histoire de mieux comprendre les news de la vénérable BBC !, ses résultats lors des tournois challengers auxquels il s'était inscrit dans l'espoir de se reconstruire.). De son retour au premier plan à cette fabuleuse victoire à Roland Garros en 1999, qui le fit entrer dans l'histoire. De son mariage avec Steffi Graf (la joueuse que j'admirais le plus...) à son dernier match à l'US Open, ce ne sont pas moins de 16 années qui ont ainsi passées à vibrer au rythme de ses victoires et défaites.
A ses débuts, une publicité pour Canon, lui faisait dire « Image is everything (l'image est tout !) ! ». Rien n'est plus vrai au final, même si cette phrase fut maintes fois décriée.
Andre Agassi montra de lui divers facettes, le public le vit changer au fil des ans, mais toujours l'accepta tel qu'il était. Aujourd'hui, Agassi est devenu le sportif le plus engagé financièrement au niveau caritatif. Les écoles créées pour les défavorisés à Las Vegas sont mon-trées en exemple et sa science ainsi que sa connaissance du tennis sont montrées en exemple.
Son dernier souhait avant de quitter le devant de la scène, fut qu'on ne l'oublie pas. Aucun danger, au-delà de l'image, sa carrière et ses engagements ont déjà fait, peut-être plus que tout autre sportif, un exemple à suivre !

# Posté le lundi 04 septembre 2006 07:52

Modifié le lundi 04 septembre 2006 10:39

09/11

Il y a cinq ans disparaissait l'un des symboles de la puissance économique des Etats-Unis, le World Trade Center. Chacun, comme d'autres générations se rappellent ce qu'elles faisaient lors de l'assassinat de Kennedy ou du premier pas de l'homme sur la lune, se souvient du moment où l'on apprit qu'un avion s'était encastré dans l'une des tours de l'édifice le plus célèbre de New-York, ce 11 septembre 2001.
Dire que le monde à changé depuis, serait une lapalissade, tant ces attentats, qui touchèrent également Washington ouvrirent la voie à d'autres (Madrid, Londres, etc.) ainsi qu'aux représailles, justifiées ou non.
Georges W Bush trouva là, bien malheureusement, le moyen de faire oublier sa pitoyable élection, en se nommant commandant en chef du monde libre face à cet envahisseur insaisissable qu'est la nébuleuse Al Qaeda.
S'en suivirent les invasions en Afghanistan et en Irak. Les afghans furent débarrassés du régime des talibans et les irakiens de Saddam et sa clique.
Malheureusement, le résultat ne fut pas à la hauteur, et l'Irak est à feu et à sang, tandis que les talibans reprennent petit à petit le terrain perdu en 2001.
Pendant ce temps, Oussama Bin Laden, commanditaire des attentats demeure introuvable et reste toujours aussi dangereux, non seulement pour les USA mais également partout ailleurs comme le montre les menaces revenant de manière régulière.
Ground Zero reste donc une cicatrice inaltérable dans la lutte contre ceux qui ont décidé de mettre à mal les démocraties occidentales et dont on peu raisonnablement penser qu'elle ne finira, hélas, pas de sitôt !
09/11
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# Posté le lundi 11 septembre 2006 02:51

Modifié le mardi 26 juin 2007 00:37